Valio la pena

Finir ce blog en musique
Matière première de ce voyage
Chansons qui m’ont traversée
Qui m’ont fait danser, rire, pleurer parfois.
Qui m’ont donné l’impression d’être un peu plus vivante à chaque pas
Et dans un grand éclat de rire, se dire

Valio la pena!

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Ciudad de México. Ultima estación

             El Monstro. La Ciudad de México mérite bien son nom. 22 millions d’habitants. Et combien d’âmes perdues ? Impossible à savoir. Tout va trop vite, trop fort. Les mouvements vont dans tous les sens. Sans but. Les points cardinaux semblent avoir perdu le Nord. Le sud n’existe plus. Ou seulement dans le creux de l’épaule d’un rêveur.
Une ville qui fourmille de mille vibrations. Mille surprises. Bonnes ou mauvaises selon le moment et le lieu. Ou selon sa chance aussi. Pour autant, une ville qui ne laisse pas indifférente pour celle et ceux qui partent à la recherche de sa beauté cachée. Parce que les cris sur les murs, les visages fatigués, les sourires discrets et toutes ces petites touches poétiques donnent une autre couleur, une certaine douceur au monstre qui sommeille au cœur de cette ville infernale.

 

 

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Nezahualcoyotl. La ville et le poète.

             Nezahualcoyotl. Roi, poète et architecte aztèque. Il donnera son nom à un des quartiers les plus importants de Ciudad de México. Il se dit aussi que c’est un des plus violents où les féminicides, les homicides sont parmi les plus élevés de l’état de México. Plus d’un million d’habitants Un quartier presque aussi grand que Paris intra-muros. Une démésure à la Mexicaine puisque sa capitale, elle, atteint près de 22 millions d’habitants.
Forcément, un quartier qui porte le nom d’un poète peut donner envie de faire de la poésie. Jonathan Ruiz, malgré les difficultés de vivre dans un quartier aussi chaotique, n’a pas hésité à saisir les mots pour parler de sa réalité quotidienne. Pour mettre de la couleur sur le gris des murs de sa ville.

 

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Ayotzinapa. La grande manipulation.

             Ayotzinapa. Juin 2018. 45 mois d’absence. 1369 jours d’une douleur indicible. L’impunité prime toujours. Le silence complice de l’État continue de tisser son sombre linceul. La Justice n’a jamais daigné jeter le moindre coup d’œil du côté de l’Armée. Et le manque se fait chaque jour plus cruel. Mais pour autant, en ce mois de juin 2018, quelques nouvelles vont redonner de l’espoir.

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La familia Raíces. Son de Oaxaca.

             Oaxaca, juin 2006. La ville gronde. Des barricades fleurissent dans les rues. L’Assemblée Populaire des Peuples de Oaxaca (APPO) voit le jour. La répression policière est féroce. L’insurrection durera près de six mois et prendra des airs de Commune de Paris. Un air rebelle et entrainant va porter les espoirs de cette ville qui lutte et qui résiste, une chanson au bout des lèvres. El son de las barricadas sera l’hymne de ces jours enfiévrés. Une chanson qui s’inscrit dans la plus pure tradition du son jarocho et dont la famille Raices en est un bel et modeste exemple.

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El Señor de Alotepec, la femme endormie et la banda.

             Dans la région Mixe, derrière chaque nuage sommeille un musicien. On ne sait pas vraiment pourquoi, il y a autant de fanfares dans ce coin de l’État de Oaxaca mais ce qui est sûr, c’est que la fête du Señor de Alotepec sera l’occasion pour chacune d’entre elles de se rencontrer, de faire sonner aux mieux ses mélodies, de partager ses notes et sa passion de la musique. Tout en dégustant un petit verre de mezcal, boisson par excellence pour honorer tout à la fois son Saint mais aussi sa montagne magique, représentant une femme endormie. Parce qu’au Mexique, les fêtes sont toujours duelles et pas si catholiques que ça!!!

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