Valio la pena

Finir ce blog en musique
Matière première de ce voyage
Chansons qui m’ont traversée
Qui m’ont fait danser, rire, pleurer parfois.
Qui m’ont donné l’impression d’être un peu plus vivante à chaque pas
Et dans un grand éclat de rire, se dire

Valio la pena!

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Retour au Mexique

Retour au Mexique
Transportée par la voix de Chavela
Envoutée par les couleurs de Frida
Deux femmes entre bonheurs et douleurs
Au bord des larmes
Au creux d’un songe

Deux femmes qui m’ont ouvert les portes d’un pays
Et dont chaque fête,
Chaque moment partagé,
Chaque recoin du ciel,
Chaque bout de lune, échapée à la nuit
Résonnent en moi
Remplissent mes rêves de mille impatiences

Querido Mexico
Ya voy!
En musica como siempre !!

Carte postale de Managua

             Tout le monde vous le dit, à Managua, il n’y a rien voir, rien à faire. Une ville anarchique, suffocante, sans intérêt. Avec une si mauvaise réputation, on aurait presque envie d’aller s’y frotter et de faire sa propre opinion. Parce que les villes à la mauvaise réputation, on sait bien ce que cela signifie à Marseille…

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Primer encuentro internacional político artístico deportivo y cultural de mujeres que luchan.

             « Primer encuentro internacional, político, artístico, deportivo y cultural de las mujeres que luchan ». Un título prometedor. Hasta atractivo. De por sí el momento del anuncio había sido espectacular, y a partir de ahí, nos gustaba creer que aquello podía ser todavía más fuerte. Porque las mujeres zapatistas siempre nos han hecho soñar. Porque es inédito y de una belleza tremenda el invitar a la mitad de la humanidad a ese rincón remoto del mundo. El darle la vuelta a la dominación y hacer una fiesta de ello. Solamente para las mujeres. ¡Nada más para las mujeres! Lire la suite

Première rencontre internationale politique, artistique, sportive et culturelle des femmes qui luttent.

             « Première rencontre internationale, politique, artistique, sportive, culturelle des femmes qui luttent ». Un titre prometteur. Alléchant même. Déjà, le moment de l’annonce avait été spectaculaire, et à partir de-là, on se plaisait à croire que cela pouvait-être encore plus fort. Parce que les femmes zapatistes nous ont toujours fait rêver. Parce que c’est inédit et d’une beauté folle d’inviter la moitié de l’humanité dans ce coin reculé du monde. De renverser la domination et d’en faire une fête. Seulement pour les femmes. Rien que pour les femmes !

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Conciencia por la Humanidad. Ciencia frente al muro

             Participer à une rencontre autour des sciences dures, écouter en espagnol des conférences sur l’agro-écologie, l’astronomie, la génétique, et autres thèmes obscurs. Qui l’aurait cru ? Moi, qui sais à peine résoudre une équation et qui m’endors à la première explication sur la physique quantique. Non, mais vraiment les zapatistes me font tout faire…
Et voilà que je me retrouve à la seconde rencontre internationale « Conciencia por la Humanidad. Las ciencias frente al muro » proposée par l’EZLN. J’avoue que ma sensibilité me poussait plus vers un Comparte, un échange autour des Arts mais c’était l’été dernier et j’étais à plus de dix mille kilomètres de là ! Et donc, j’ai droit à un repêchage, pas de chance, c’est les sciences… Mais bon, il faut savoir aller aussi vers les choses qui vous répugnent pour en apprendre quelque chose. On verra bien. Peut-être que j’en sortirai plus intelligente!

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« Conciencias por la Humanidad », décembre 2017,CIDECI-UniTierra , Chiapas. Anuncio del primer encuentro internacional de las mujeres que luchan.

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San Cristobal de las Casas. Un marché aux mille facettes

             Adieu paure carnavàs

             Le Chiapas, terre de contraste où la beauté côtoie l’horreur, où l’espoir fraye avec le plus indécent des désespoirs. Ici, tout y est, peut-être, plus intense qu’ailleurs. La lumière du ciel, la lutte des femmes, la brutalité des hommes, la bêtise des puissants et la cupidité des faibles d’esprit. Une terre dont on ne sort pas indemne et parfois, il y a comme un besoin de se trouver un havre de paix, un lieu pour se ressourcer. Et oublier que, dehors, le monde fulmine de mille colères..
Á San Cristobal de las Casas, il existe un tel endroit, le marché indigène où l’on peut trouver tout ce qu’on veut, et même ce dont on a absolument aucun besoin. Un lieu incontournable, vibrant de vie et lorsque le moral flanche un peu, il suffit d’y aller faire une petit tour pour recharger ses batteries. Une auto-thérapie qui ne coûte presque rien. Juste quelques pesitos.

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Acteal II. 20 ans d’impunité

Á Laura qui aimait tant ces montagnes des Altos

 

       Le ciel d’Acteal résonne encore des cris des morts. Les montagnes portent toujours l’écho de leurs douleurs. Á jamais figés dans leur hurlement ultime. Celui de la colonne de l’infamie, sculpture en bronze posée à l’entrée de la communauté. Un hommage tout autant qu’une dénonciation. Saisissante de vérité et d’horreur.
Vingt ans après, le massacre d’Acteal est toujours une plaie vivante dans l’histoire du Mexique contemporain. Une balafre sanglante qui a pour nom impunité et mépris. Et la beauté des montagnes des Altos ne peut nous faire oublier qu’en ce 22 décembre, nous entrons dans la terre sacrée des martyrs d’Acteal. Et le vent ramène leurs voix qui nous chuchotent à l’oreille : Somos voces que emergen del silencio y de la muerte. Somos esperanza y ejemplo ».
Et le ciel insolemment bleu recueille ces précieux mots pour les éparpiller aux quatre coins du globe. Pour que le martyr des 45 morts d’Acteal devienne la mémoire de l’Humanité. Telle est la tâche de ces journées de commémoration du 21-22 décembre 2017. Une lutte contre l’oubli, l’arrogance, l’impunité des assassins.

Acteal, 22 décembre 2017.

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Ejido Tila. Deux ans d’autonomie.

             16 Décembre 2017, l’auto-gouvernement de l’ejido Tila fête ses deux ans. Deux ans de lutte, deux ans d’espoirs et de changements. Aujourd’hui, l’ambiance est à la fête et comme invitée de marque, Marichuy, la porte-parole du Conseil Indigène de Gouvernement (CIG).
Depuis, plusieurs jours déjà, la ville bruisse de mouvements et d’activités frénétiques. Chacun et chacune s’agitant dans son coin pour que la fête soit la plus belle possible ! Lire la suite

Ejido Tila. Une histoire en train de s’écrire

            «  Si no hay justicia para el pueblo que no haya paz para el gobierno ». Depuis le 16 décembre 2015, les ejidatarios (1) de Tila ont repris cette formule à la lettre. Ce jour-là, ils ont expulsé la mairie qui les avait abusés depuis bien trop longtemps. Deux ans plus tard, ils sont toujours là et ils s’apprêtent à fêter leur anniversaire en tant que peuple originaire autonome. Et comme cadeau d’anniversaire, la présence de Marichuy, la porte-parole du Conseil Indigène de Gouvernement (CIG).
Mais pour comprendre la lutte qui se joue sur ce territoire ch’ole, il nous faut revenir aux temps de la révolution mexicaine qui avait pour devise, la fameuse phrase d’Emiliano Zapata : « La terre appartient à ceux qui la travaillent ».

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Ejido Tila.

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