Ciudad de México. Ultima estación

             El Monstro. La Ciudad de México mérite bien son nom. 22 millions d’habitants. Et combien d’âmes perdues ? Impossible à savoir. Tout va trop vite, trop fort. Les mouvements vont dans tous les sens. Sans but. Les points cardinaux semblent avoir perdu le Nord. Le sud n’existe plus. Ou seulement dans le creux de l’épaule d’un rêveur.
Une ville qui fourmille de mille vibrations. Mille surprises. Bonnes ou mauvaises selon le moment et le lieu. Ou selon sa chance aussi. Pour autant, une ville qui ne laisse pas indifférente pour celle et ceux qui partent à la recherche de sa beauté cachée. Parce que les cris sur les murs, les visages fatigués, les sourires discrets et toutes ces petites touches poétiques donnent une autre couleur, une certaine douceur au monstre qui sommeille au cœur de cette ville infernale.

 

 

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Nezahualcoyotl. La ville et le poète.

             Nezahualcoyotl. Roi, poète et architecte aztèque. Il donnera son nom à un des quartiers les plus importants de Ciudad de México. Il se dit aussi que c’est un des plus violents où les féminicides, les homicides sont parmi les plus élevés de l’état de México. Plus d’un million d’habitants Un quartier presque aussi grand que Paris intra-muros. Une démésure à la Mexicaine puisque sa capitale, elle, atteint près de 22 millions d’habitants.
Forcément, un quartier qui porte le nom d’un poète peut donner envie de faire de la poésie. Jonathan Ruiz, malgré les difficultés de vivre dans un quartier aussi chaotique, n’a pas hésité à saisir les mots pour parler de sa réalité quotidienne. Pour mettre de la couleur sur le gris des murs de sa ville.

 

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Retour au Mexique

Retour au Mexique
Transportée par la voix de Chavela
Envoutée par les couleurs de Frida
Deux femmes entre bonheurs et douleurs
Au bord des larmes
Au creux d’un songe

Deux femmes qui m’ont ouvert les portes d’un pays
Et dont chaque fête,
Chaque moment partagé,
Chaque recoin du ciel,
Chaque bout de lune, échapée à la nuit
Résonnent en moi
Remplissent mes rêves de mille impatiences

Querido Mexico
Ya voy!
En musica como siempre !!

Río San Juan, fleuve du bout du monde.

             Río San Juan. Un fleuve mythique, il paraît, et dont on ignorait jusqu’à l’existence avant d’arriver au Nicaragua. Il se dit aussi que les villes ont des allures de far-west qui ne se dévoilent qu’en ferry. Un objectif simple, descendre le fleuve sur deux cent kilomètres et déboucher sur la côte caraïbe. La tentation est grande d’aller y faire un petit tour. Et se laisser glisser dans les méandres de ce fleuve du bout du monde.

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San Juan del Norte

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Carte postale de Managua

             Tout le monde vous le dit, à Managua, il n’y a rien voir, rien à faire. Une ville anarchique, suffocante, sans intérêt. Avec une si mauvaise réputation, on aurait presque envie d’aller s’y frotter et de faire sa propre opinion. Parce que les villes à la mauvaise réputation, on sait bien ce que cela signifie à Marseille…

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Petite histoire du Nicaragua

             Nicaragua. Sandino. Révolution. Des mots qui sommeillent au fond de soi, qui donnent envie d’aller à la rencontre de ses vieux rêves d’adolescence, de se frotter à la réalité du pays. Mais avant de partir sur les chemins de la révolution, se replonger dans son Histoire mouvementée depuis la conquête des Espagnols jusqu’à l’omnipotence de Daniel Ortega, son ex-guérillero devenu président à vie ou presque…

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Musique sans frontière

             Tapachula. Ville proche de la frontière du Guatemala. Moite. Sans grand intérêt. Tout autant que cette pluie tropicale qui ne rafraîchit même pas. En route vers le Nicaragua. En bus international. Entre temps, il nous faudra traverser quatre pays. Ou plutôt, ces zones de non-droit, les postes de migration. Juste pour avoir un timbre d’entrée ou de sortie selon le cas. Une perte de temps, d’argent mais c’est aussi un voyage qui nous donnera un petit aperçu de l’Amérique centrale : Guatemala, Honduras, Salvador et Nicaragua.

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L’effet Marichuy

             Silence radio! Silence tout court. Après, le 19 février, date butoir pour obtenir les signatures nécessaires pour être candidate à l’éléction présidentielle au Mexique, Marichuy se tait. Marichuy se terre. Aucune parole, ni apparition publique. Plus surprenant encore, le 8 mars lors de la rencontre internationale des femmes de Morélia, sa présence est plus que discrète et malgré une foule qui la réclame sur scène, elle ne prononcera pas le moindre mot. Evidemment, tout se joue en coulisse. Le CIG et les zapatistes peaufinent leur première parole publique. Malgré l’énorme attente qu’il y a pour tous ceux qui les ont soutenus, mais aussi tous ceux qui leur sont hostiles. Ils prennent leur temps. Comme ils savent si bien le faire.
Le premier communiqué paraîtra le 16 mars 2018 «  Convocataria al siguiente paso en la lucha » (1) où ils déclareront « Nous ne sommes pas parvenus à obtenir les signatures nécessaires, mais nous devons poursuivre notre chemin en cherchant d’autres formes, méthodes et manières, créativité et audace, pour obtenir ce que nous voulons. Notre pari n’a jamais été la prise de Pouvoir, ça a toujours été et sera l’organisation autogestionnaire, l’autonomie, la rébellion et la résistance, pour la solidarité et le soutien mutuels et pour la construction d’un monde fait de démocratie, de liberté et de justice pour tous et toutes »
Petit à petit, les lignes bougent, les mots frémissent. Fin mars, ils annoncent la tenue d’une rencontre « Conversatorio. Miradas, escuchas, palabras. Prohibido pensar ? » du 15 au 25 avril 2018 (2). Une rencontre réunissant intellectuels, journalistes, universitaires, écrivains, féministes, collectifs des tables de signatures, citoyens, etc.. L’ouverture ne se fera pas sous le signe de l’esprit et des idées mais en musique ; le 15 avril, c’est concert ! Difficile de savoir à quoi s’attendre. La curiosité est à son maximum. Alors en avant la musique! Sigue lo que sigue…

 

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Primer encuentro internacional político artístico deportivo y cultural de mujeres que luchan.

             « Primer encuentro internacional, político, artístico, deportivo y cultural de las mujeres que luchan ». Un título prometedor. Hasta atractivo. De por sí el momento del anuncio había sido espectacular, y a partir de ahí, nos gustaba creer que aquello podía ser todavía más fuerte. Porque las mujeres zapatistas siempre nos han hecho soñar. Porque es inédito y de una belleza tremenda el invitar a la mitad de la humanidad a ese rincón remoto del mundo. El darle la vuelta a la dominación y hacer una fiesta de ello. Solamente para las mujeres. ¡Nada más para las mujeres! Lire la suite

Première rencontre internationale politique, artistique, sportive et culturelle des femmes qui luttent.

             « Première rencontre internationale, politique, artistique, sportive, culturelle des femmes qui luttent ». Un titre prometteur. Alléchant même. Déjà, le moment de l’annonce avait été spectaculaire, et à partir de-là, on se plaisait à croire que cela pouvait-être encore plus fort. Parce que les femmes zapatistes nous ont toujours fait rêver. Parce que c’est inédit et d’une beauté folle d’inviter la moitié de l’humanité dans ce coin reculé du monde. De renverser la domination et d’en faire une fête. Seulement pour les femmes. Rien que pour les femmes !

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